La Loge Etienne de la Boétie

La Loge Etienne de la Boétie, Grand Orient de France (GODF), Orient de Sarlat, fut fondée en …

Nihil morati post haec militares avidi saepe turbarum adorti sunt Montium primum, qui divertebat in proximo, levi corpore senem atque morbosum, et hirsutis resticulis cruribus eius innexis divaricaturn sine spiramento ullo ad usque praetorium traxere praefecti.

Mais qui était Etienne de la Boétie ?

Étienne de La Boétie est un écrivain et un humaniste français, né le premier novembre 1530 à Sarlat, et mort prématurément (33 ans) le 18 août 1563 à Germignan, près de Bordeaux. Son oeuvre la plus célèbre est son Discours de la servitude volontaire. A partir de 1558 il fut l’ami intime de Montaigne, qui lui rendit un hommage posthume dans ses Essais (« Parce que c’était lui, parce que c’était moi » …).

L’influence du Discours de la servitude volontaire sur la philosophie politique fut (et est encore) très grande. La radicalité philosophique d’Etienne de la Boétie, pour le XVIe siècle, est vertigineuse. Le Discours a été distribué initialement sous forme de manuscrit mais n’a jamais été publié par La Boétie.

La thèse de La Boétie est la suivante : les régimes sont fondés sur la peur, laquelle sert à dissimuler l’absence de légitimité des gouvernants. Ainsi, le peuple se soumet volontairement aux pouvoirs en place, par simple habitude, par récurrence historique.

Etiene de la Boétie peut certainement être considéré comme le père de la désobéissance non-violente (ou pacifiste). La question centrale posée dans le Discours est : Comment la liberté des peuples peut-elle se retourner contre elle-même ? Comment une liberté peut-elle s’aliéner ? L’une des idées phares de La Boétie est que le renversement des régimes est essentiellement psychologique : le peuple doit arrêter de se croire inférieur à son gouvernement.

Cette thématique de la liberté retournée influencera beaucoup Rousseau dans le Contrat Social ou encore Sartre dont la thèse sur la mauvaise foi est l’équivalent ontologique.

Résumé des thèses du Discours de la Servitude Volontaire :

  • – Le pouvoir des tyrans ne repose que sur l’abandon du pouvoir du peuple.
  • – Le tyran est souvent un homme faible, comme les autres. Seuls les crédules peuvent l’idolâtrer.
  • – Il n’y a d’oppression que volontaire.
  • – Les peuples sont responsables de leur mise sous tutelle
  • – L’usage de la raison fera disparaître chez les peuples le besoin d’être trompé et dominé.
  • – Les tyrans créent une structure de pouvoir très élaborée, consistant en une hiérarchie à plusieurs niveaux, composée d’une conspiration des complices.